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Information : Cancer de l’estomac
Cette section porte sur les cancers de l’œsophage, de l’estomac et du duodénum.

Cette page a été répartie selon les catégories suivantes :

Introduction
Cancer de l’estomac
Causes
Symptômes
Examens
Traitement
Œsophage de Barrett
Syndrome de Zollinger-Ellison


Introduction

Cette section porte sur le cancer de l’estomac ainsi que sur les facteurs de risque de cancer de l’œsophage ou du duodénum, c’est-à-dire l’œsophage de Barrett et le syndrome de Zollinger-Ellison. Toutefois, on ne trouvera ici qu’un survol de ces sujets. Pour des renseignements plus détaillés ou plus personnalisés sur ces maladies, veuillez consulter votre médecin.

Cancer de l’estomac

Généralités

Chez plus de 90 % des patients atteints d’un cancer de l’estomac (aussi appelé cancer gastrique), la tumeur maligne est un adénocarcinome gastrique. Les autres tumeurs, telles que les lymphomes de type « MALT », sont très rares. L’incidence des cancers de l’estomac dans le monde est variable, et particulièrement élevée au Japon, au Chili et en Islande, par exemple. Dans la plupart des pays occidentaux, l’incidence du cancer de l’estomac diminue régulièrement et, aux États-Unis, elle est maintenant inférieure à 8/100 000, bien que ce cancer soit toujours au septième rang dans les causes de décès par cancer. Le cancer de l’estomac est plus fréquent chez les personnes âgées : dans les pays occidentaux, il est rare avant 50 ans.

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Causes

Les causes du cancer de l’estomac ne sont pas bien connues. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé l’infection par Helicobacter pylori (infection de l’estomac causant aussi des ulcères gastro-duodénaux) parmi les carcinogènes de classe I, c’est-à-dire qu’il existe une association certaine entre le cancer de l’estomac et la présence d’Helicobacter pylori.

D’autres recherches portent à croire qu’une alimentation pauvre en vitamine C ou riche en sel pourrait prédisposer au cancer de l’estomac. Toutefois, aucune étude n’a encore montré que des modifications de l’alimentation prévenaient le cancer de l’estomac.

Une poignée d’études laissent entendre que l’éradication (élimination) d’une infection par H. pylori peut provoquer la disparition de la forme plus rare de cancer de l’estomac, les tumeurs « MALT », sans autre forme de traitement, telle qu’une chimiothérapie. Selon de récentes études, les tumeurs MALT de bas grade (limitées à la muqueuse, ou à la couche supérieure de la paroi de l’estomac) seraient plus susceptibles de disparaître après l’éradication de H. pylori que les tumeurs MALT de haut grade (celles qui ont envahi plus profondément la paroi de l’estomac ou les ganglions lymphatiques situés à proximité).

Il n’y a toujours pas d’indications que la guérison d’une infection par H. pylori traitera ou influencera un adénocarcinome.

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Symptômes

Le cancer de l’estomac ne provoque pas de symptômes particuliers et il ne cause souvent aucun symptôme jusqu’à ce qu’il soit relativement avancé. Toutefois, certains symptômes et certains changements devraient inciter à faire d’autres examens, bien que ces symptômes puissent souvent se manifester chez des personnes qui n’ont pas le cancer. Voici les raisons les plus fréquentes d’envisager d’autres examens :
  • saignements de l’estomac ou de l’intestin (hématémèse : vomissement de sang; méléna : présence de sang dans les selles; anémie : faible concentration d’hémoglobine dans le sang);
  • vomissements récurrents;
  • perte de poids non intentionnelle;
  • difficulté à avaler (les aliments semblent coller ou se coincer);
  • masse ou bosse dans l’abdomen.
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Examens

Si l’on soupçonne un cancer de l’estomac, un certain nombre d’examens peuvent être effectués. Certains d’entre eux (p. ex., endoscopie, radiographie au baryum) visent à détecter ou à confirmer la présence d’un cancer, certains visent à établir si le cancer s’est disséminé (p. ex., échographie, tomodensitométrie) et d’autres visent à établir si le cancer a provoqué d’autres problèmes (p. ex., analyses sanguines).

Endoscopie

Cette technique permet de visualiser directement la paroi de l’œsophage, de l’estomac et du duodénum; si une zone présente un aspect anormal ou suspect, une biopsie (prélèvement d’un petit échantillon de tissu) peut être réalisée et envoyée au laboratoire pour examen. L’endoscopie permet également au médecin de déceler d’autres atteintes telles que l’œsophagite, l’ulcère gastro-duodénal, la maladie cœliaque, le lymphome gastrique, pour lesquelles un traitement peut être nécessaire. L’endoscopie est l’examen le plus précis pour diagnostiquer un cancer de l’estomac.

Radiographie au baryum (transit œso-gastro-duodénal)

Cette technique produit des clichés radiographiques dans lesquels le baryum permet de mettre en évidence les contours des irrégularités dans l’œsophage, l’estomac ou le duodénum; souvent, ces images évoquent la présence d’un cancer ou d’ulcères, mais l’examen ne permet pas d’effectuer des biopsies et de confirmer le diagnostic. Les radiographies au baryum ne sont pas aussi puissantes qu’une endoscopie pour déceler des cancers précoces ou de petite dimension et, si une région est suspecte à la radiographie, une endoscopie est habituellement nécessaire pour corroborer
le diagnostic.

Échographie abdominale

Cette technique fait appel à des ondes sonores de haute fréquence pour déceler des régions anormales dans le foie, telles que des foyers cancéreux (tumeurs secondaires ou métastases) ou des masses anormales dans l’estomac ou les ganglions lymphatiques avoisinants. Cet examen n’est pas utilisé pour le diagnostic du cancer de l’estomac.

Tomodensitométrie abdominale

Cette technique fait appel aux rayons X pour déceler des anomalies semblables à celles qui sont mises en évidence par échographie, c’est-à-dire des régions anormales dans le foie, telles que des foyers cancéreux (tumeurs secondaires ou métastases) ou des masses anormales dans l’estomac ou les ganglions lymphatiques avoisinants. Cet examen peut être plus précis que l’échographie pour le dépistage de petites anomalies, mais il est aussi plus compliqué, plus long et plus coûteux.

Épreuves sanguines

Il n’existe pas d’épreuves sanguines permettant de détecter un cancer de l’estomac. Toutefois, les épreuves sanguines sont importantes pour déceler l’anémie et les anomalies du foie qui peuvent apparaître chez les personnes atteintes d’un cancer
de l’estomac.

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Traitement

Le principal traitement du cancer de l’estomac est la chirurgie. Au Japon, où existe un programme de dépistage du cancer précoce de l’estomac, l’ablation chirurgicale est souvent couronnée de succès, mais ailleurs dans le monde, elle est moins souvent utile parce que les cancers sont habituellement plus avancés. Parfois, une intervention chirurgicale est effectuée pour contourner le cancer lorsque ce dernier obstrue le passage des aliments dans l’estomac et provoque des vomissements.

La chimiothérapie et la radiothérapie n’ont pas beaucoup amélioré le traitement bien qu’une petite proportion de patients en retire des bienfaits.

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Œsophage de Barrett

L’œsophage de Barrett est une affection qui apparaît chez certaines personnes qui souffrent de reflux gastro-œsophagien (RGO) chronique ou d’une inflammation de l’œsophage (œsophagite). Dans l’œsophage de Barrett, les cellules normales qui tapissent l’œsophage, appelées cellules pavimenteuses, se transforment en un type de cellules qui ne sont pas normalement observées chez les humains et que l’on appelle cellules cylindriques spécialisées. Les lésions de la paroi de l’œsophage — p. ex., résultant du reflux d’acide causé par le RGO — provoquent ces modifications anormales.

Les personnes qui ont eu des brûlures d’estomac régulières ou quotidiennes pendant plus de 5 ans pourraient être à risque de présenter un œsophage de Barrett et devraient en parler avec leur médecin. Les symptômes comprennent le réveil nocturne en raison de brûlures d’estomac, les vomissements, la présence de sang dans les vomissures ou les selles et la difficulté à avaler. Certaines personnes ne présentent aucun symptôme.

Le diagnostic repose sur l’endoscopie, qui permet d’examiner la muqueuse de l’œsophage, et sur une biopsie, pour examiner un échantillon de tissu. Pour l’endoscopie, le médecin introduit un long tube mince appelé endoscope dans l’œsophage en passant par la bouche. L’appareil est muni d’instruments qui permettent au médecin de visualiser la muqueuse de l’œsophage et d’effectuer une biopsie, c.-à-d., de prélever un petit échantillon de tissu. Ensuite, on examinera cet échantillon en laboratoire pour établir si les cellules pavimenteuses normales ont été remplacées par des cellules cylindriques.

Une fois que les cellules tapissant l’œsophage se sont transformées en cellules cylindriques, elles ne peuvent pas revenir à la normale. En d’autres termes, il n’y a pas de guérison pour l’œsophage de Barrett. Le but du traitement est de prévenir d’autres lésions en stoppant le reflux d’acide de l’estomac. Les médicaments utiles comprennent les antagonistes des récepteurs H2 et les inhibiteurs de la pompe à protons, qui réduisent la quantité d’acide produite par l’estomac. La cimétidine, la ranitidine et la famotidine sont des exemples d’antagonistes des récepteurs H2 (anti-H2); l’oméprazole et le lansoprazole sont des inhibiteurs de la pompe à protons. Si ces médicaments ne fonctionnent pas, l’ablation chirurgicale des lésions ou d’une section de l’œsophage peut s’avérer nécessaire. L’opération qui consiste à enlever une partie de l’œsophage et à relier l’estomac à la partie restante s’appelle une fundoplication.

Parfois, les lésions de la muqueuse de l’œsophage épaississent et se durcissent, entraînant une sténose, ou un rétrécissement de l’œsophage. Les sténoses peuvent gêner la consommation d’aliments et de liquides en les empêchant d’atteindre l’estomac. Les sténoses sont traitées par dilatation au moyen d’un instrument qui les élargit délicatement et agrandit l’ouverture de l’œsophage.

De 5 à 10 % des personnes ayant un œsophage de Barrett finissent par présenter un cancer de l’œsophage. Pour cette raison, les personnes atteintes d’un œsophage de Barrett font l’objet d’un dépistage régulier du cancer de l’œsophage.

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Syndrome de Zollinger-Ellison

Le syndrome de Zollinger-Ellison est un trouble rare qui provoque l'apparition de tumeurs dans le pancréas et le duodénum, ainsi que d’ulcères dans l’estomac et le duodénum. Le pancréas est une glande située derrière l’estomac. Il produit des enzymes qui dégradent les graisses, les protéines et les glucides des aliments, ainsi que des hormones telles que l’insuline qui interviennent dans le métabolisme des sucres. Le duodénum est la première partie de l’intestin grêle.

Les tumeurs sont cancéreuses dans 50 % des cas. Elles sécrètent une substance appelée gastrine qui provoque une surproduction d’acide dans l’estomac, ce qui entraîne l’apparition d’ulcères de l’estomac et du duodénum (ulcères gastro-duodénaux). Les ulcères provoqués par le syndrome de Zollinger-Ellison sont plus douloureux et répondent moins aux traitements que les ulcères gastro-duodénaux ordinaires. La cause de l'apparition des tumeurs chez les personnes atteintes du syndrome de Zollinger-Ellison est inconnue, mais ce pourrait être une anomalie dans un gène suppresseur de tumeur.

Le syndrome de Zollinger-Ellison apparaît habituellement entre l’âge de 30 et de 60 ans. Les symptômes comprennent des signes d’ulcères gastro-duodénaux tels que tiraillements et brûlures dans l’abdomen, diarrhée, nausées, vomissements, fatigue, faiblesse et perte de poids. Les médecins posent un diagnostic de syndrome de Zollinger-Ellison par des analyses sanguines mesurant le taux de gastrine. Ils peuvent vérifier la présence d’ulcères au moyen de radiographies de l’estomac et du duodénum ou par endoscopie, c’est-à-dire un examen qui consiste à examiner la paroi de ces organes au moyen d’un tube pourvu d’une source lumineuse.

Les médicaments utilisés pour abaisser l’acidité gastrique comprennent la cimétidine, la ranitidine, la famotidine et l’oméprazole. La chirurgie, pour traiter les ulcères gastro-duodénaux ou pour enlever des tumeurs du pancréas ou du duodénum, constitue un autre choix de traitement. Dans les cas graves, il peut être nécessaire de procéder à l’ablation chirurgicale complète de l’estomac.

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