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Information : Ulcères
Cette section porte sur les ulcères gastro-duodénaux (ulcères de l’estomac ou du duodénum), ainsi que sur leur diagnostic et leur traitement.

Cette page a été répartie selon les catégories suivantes :

Qu’est-ce qu'un ulcère?
Qui est susceptible d’avoir des ulcères?
Quelle est la cause des ulcères?
Facteurs de risque d’ulcère
Symptômes des ulcères
Détection et traitement des ulcères


Qu’est-ce qu'un ulcère?

Au cours de la digestion normale, les aliments se déplacent de la bouche vers l’estomac en passant par l’œsophage. L’estomac produit de l’acide chlorhydrique et une enzyme appelée pepsine pour digérer les aliments. De l’estomac, les aliments passent ensuite dans la partie supérieure de l’intestin grêle, appelée le duodénum, où se poursuivent la digestion et l’absorption des nutriments.

Un ulcère est une plaie ou une lésion qui se forme dans la paroi de l’estomac ou du duodénum où se trouvent de l’acide et de la pepsine. Les ulcères de l’estomac sont également appelés ulcères gastriques. Ceux du duodénum sont appelés ulcères duodénaux. En général, les ulcères de l’estomac et du duodénum sont appelés ulcères gastro-duodénaux. Il est rare que des ulcères se forment dans l’œsophage ou dans la première partie du duodénum, le bulbe duodénal.

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Qui est susceptible d’avoir des ulcères?

Les ulcères peuvent apparaître à tout âge, mais ils sont rares chez les adolescents et encore plus chez les enfants. Les ulcères du duodénum apparaissent habituellement pour la première fois à l’âge de 30 à 50 ans. Les ulcères d’estomac sont plus susceptibles d’apparaître chez les personnes de plus de 60 ans. Les ulcères duodénaux sont plus fréquents chez les hommes que chez les femmes; les ulcères d’estomac sont plus fréquents chez les femmes que les hommes.

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Quelle est la cause des ulcères?

Pendant près d’un siècle, les médecins ont pensé que des facteurs liés au mode de vie tels que le stress et l’alimentation étaient responsables des ulcères. Ensuite, les chercheurs ont découvert qu’un déséquilibre entre les sucs digestifs (acide chlorhydrique et pepsine) et la capacité de l’estomac de se protéger contre ces substances corrosives était à l’origine des ulcères.

Aujourd’hui, les recherches montrent que la plupart (80 % à 90 %) des ulcères résultent de l’infection par une bactérie appelée Helicobacter pylori (H. pylori). Bien que ces trois facteurs — mode de vie, sucs digestifs et H. pylori — jouent un rôle dans l’apparition des ulcères, H. pylori est maintenant considérée comme la cause première.

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Facteurs de risque d’ulcère

Mode de vie

Bien que les observations scientifiques réfutent l’ancienne croyance selon laquelle le stress et l’alimentation causent des ulcères, plusieurs facteurs liés au mode de vie continuent d’être soupçonnés de jouer un rôle à cet égard. Ces facteurs comprennent la cigarette, les aliments et les boissons contenant de la caféine, l’alcool et le
stress physique.

Tabagisme

Les études montrent que la cigarette augmente la probabilité d’avoir un ulcère. Le tabac ralentit la guérison des ulcères et contribue également aux récidives d’ulcères.

Caféine

Le café, le thé, les colas et les aliments contenant de la caféine semblent stimuler la sécrétion d’acide dans l’estomac, ce qui aggrave la douleur d’un ulcère existant. Cela dit, la quantité d’acide sécrétée après l’ingestion de café décaféiné est la même que celle produite après un café régulier. Par conséquent, la stimulation de l’acidité gastrique ne peut pas être attribuée uniquement à la caféine.

Alcool

Les recherches n’ont pas montré de lien entre la consommation d’alcool et les ulcères gastro-duodénaux. Toutefois, les ulcères sont plus fréquents chez les personnes atteintes d’une cirrhose du foie, une maladie souvent associée à une forte consommation d’alcool.

Stress

Bien que le stress émotionnel ne soit plus considéré comme une cause d’ulcères, il peut aggraver la douleur qui leur est associée, comme le rapportent souvent les personnes atteintes d’ulcères. En revanche, le stress physique augmente le risque d’ulcère, en particulier dans l’estomac. Ainsi, les personnes souffrant de blessures telles que des brûlures graves, et celles qui subissent une importante intervention chirurgicale ont souvent besoin d’un traitement rigoureux afin de prévenir l’apparition d’ulcères et de complications des ulcères.

Acide et pepsine

Les chercheurs pensent que l’incapacité de l’estomac à se protéger contre les puissants sucs gastriques, l’acide et la pepsine, contribue à la formation des ulcères. L’estomac se protège de ces liquides de plusieurs façons. L’une d’elles consiste à produire du mucus, un enduit semblable à un lubrifiant qui protège les tissus gastriques. Une autre façon consiste à produire une substance appelée bicarbonate. Cette substance neutralise les sucs digestifs et les dégrade en composés moins dangereux pour l’estomac. Enfin, la circulation sanguine vers la muqueuse de l’estomac ainsi que le renouvellement et la réparation des cellules contribuent également à protéger l’estomac.

Anti-inflammatoires non stéroïdiens

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) rendent l’estomac vulnérable aux effets nocifs de l’acide et de la pepsine. Les AINS tels que l’aspirine, l’ibuprofène et le naproxen sodique sont présents dans un grand nombre de médicaments vendus sans ordonnance utilisés pour le traitement de la fièvre, des maux de tête et des douleurs mineures. Ces produits, ainsi que les AINS vendus sur ordonnance pour le traitement de diverses affections arthritiques, diminuent la capacité de l’estomac à produire du mucus et du bicarbonate, et modifient la circulation sanguine et la réparation cellulaire dans l’estomac. Ils peuvent tous dérégler les mécanismes de protection de l’estomac, entraînant un plus grand risque d’ulcère d’estomac. Dans la plupart des cas, ces ulcères disparaissent lorsque la personne cesse de prendre des AINS.

Helicobacter pylori

Helicobacter pylori (H. pylori) est une bactérie en forme de spirale que l’on trouve dans l’estomac. Les recherches ont montré que la bactérie (de concert avec la sécrétion d’acide) abîme la paroi de l’estomac et du duodénum, provoquant de l’inflammation et
des ulcères.

Voir la page traitant de H. pylori pour une présentation complète de ce facteur de risque d’ulcère gastro-duodénal.

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Symptômes des ulcères

Les symptômes d’ulcères les plus fréquents sont des tiraillements et des brûlures dans l'abdomen entre le sternum et le nombril. La douleur se manifeste souvent entre les repas et aux petites heures du matin. Elle peut durer quelques minutes ou quelques heures et peut être soulagée par la prise d’aliments ou d’antiacides.

Les symptômes moins fréquents comprennent les nausées et les vomissements ainsi que la perte d’appétit et de poids. Les ulcères peuvent entraîner des saignements dans l’estomac et le duodénum. Parfois, les personnes atteintes ne se rendent pas compte que leurs ulcères saignent parce que la perte sanguine se produit lentement et qu’il n’y a pas présence évidente de sang dans leurs selles. Les selles contenant du sang ont un aspect poisseux ou noirâtre.

Il est important de rechercher et de traiter les ulcères gastro-duodénaux parce qu’ils peuvent accroître le risque de perforation (trou dans l’estomac) et de péritonite (inflammation de la cavité abdominale).

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Détection et traitement des ulcères

Les ulcères peuvent être détectés au moyen de certains types de radiographies
et par endoscopie.

Examens radiologiques

Le repas baryté et le transit œso-gastro-duodénal sont deux examens radiologiques comportant l’ingestion de baryum, une solution de contraste permettant de faire ressortir l’œsophage, l’estomac et l’intestin parmi les autres organes internes.

Endoscopie

L’endoscopie consiste à insérer par la bouche un mince tube flexible muni d’une caméra vidéo à son extrémité. Dans l’endoscopie haute, le médecin peut visualiser le duodénum, l’estomac et l’œsophage, et prélever un petit échantillon de tissu (biopsie) pour diagnostiquer une maladie qui peut seulement être décelée au microscope.

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Traitement

Le traitement des ulcères gastro-duodénaux dépend de leur cause et de leur
degré de gravité.

Si vous souffrez d’un ulcère résultant d’une infection par H. pylori, l’éradication de la bactérie au moyen d’une association comprenant un antibiotique et un antiacide permet généralement de guérir la maladie.

Lorsque les ulcères résultent d’une trop grande utilisation d’AINS ou d'une sensibilité à ces composés, on remplace souvent ces médicaments par des produits qui n’irritent pas autant la muqueuse gastrique.

Lorsque les ulcères ont entraîné des complications et que les traitements médicamenteux n’ont pas été efficaces, la chirurgie peut être une option. Les différents types d’interventions utilisés dans le traitement des ulcères comprennent la vagotomie, l’antrectomie et la pyloroplastie.

Vagotomie

Une vagotomie consiste à couper le nerf vague, le nerf qui transmet les influx, ou messages, du cerveau à l’estomac. L’interruption de la transmission des influx par le nerf vague réduit la sécrétion d’acide. Toutefois, cette opération peut également avoir des effets sur la vidange de l’estomac. La dernière variante de l’intervention consiste à ne sectionner que les parties du nerf vague qui innervent les cellules de l’estomac qui sécrètent l’acide et de laisser intactes celles qui agissent sur la vidange de l’estomac.

Antrectomie

Une antrectomie consiste à enlever la partie inférieure de l’estomac (antre), qui produit une hormone stimulant la production des sucs digestifs par l’estomac, et parfois une partie adjacente de l’estomac qui secrète de la pepsine et de l’acide. Cette intervention s’accompagne généralement d’une vagotomie.

Pyloroplastie

Une pyloroplastie est une autre intervention parfois effectuée en même temps qu’une vagotomie et elle consiste à agrandir le pylore, c’est-à-dire l’ouverture donnant sur le duodénum et l’intestin grêle, pour faciliter le passage du contenu de l’estomac.

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